C’est reparti !
Mercredi 27 mars.
Bonjour à tous !
C’est un grand jour pour moi. J’ai pris hier matin un vol de Genève pour Praia. Il s’agit d’une petite ville perdue sur une île au milieu de l’Atlantique. Il y a sur cette île un petit avion qui m’attend depuis le 28 février. Que le temps passe vite! QUE LA VIE PASSE VITE !!
Jamais je n’aurais imaginé ce 28 février que j’aurais besoin de tout ce temps pour acheminer de l’essence jusque là-bas. Pour ainsi dire 1 mois !
Je suis un peu déçu par les responsables du service technique sur place qui m’avaient tous dit qu’ils allaient trouver une solution. En fait personne n’a rien fait ! Je suis finalement très content d’avoir pris le taureau par les cornes et d’avoir opté pour ce transport par avion (voir mon article précédent). C’était la seule solution après réflexion !
Après une longue escale à Lisbonne, j’ai retrouvé Pierre Cormi, ingénieur technicien de Finesse Max qui est venu de Paris. Nous nous sommes posés à minuit cinq à Praia et sommes allés nous coucher vers 2 h du matin.
Après une courte nuit nous sommes donc partis pour l’aéroport où j’ai retrouvé mon bébé couvert de poussière et un peu triste. Pierre a commencé par vérifier les filtres. Dans le premier il y avait tout plein de saletés (voir photo ci-dessous),
le deuxième était plus présentable. Tout contents, nous nous sommes dits que cela fonctionnerait beaucoup mieux maintenant. Par acquis de conscience, Pierre a démonté et nettoyé une cuve de carburateur qui contenait quelques petites saletés mais sans plus. Un petit coup de brosse sur les bougies, nous avons rempli les réservoirs et nous nous sommes dits au revoir.
Décollage, je commence à monter, quel plaisir de voler ! C’est la liberté, un pur bonheur ! Cela m’a manqué; un mois sans voler, c’était très long. J’ai demandé au contrôle 10’500 pieds afin d’avoir suffisamment d’altitude en cas de problème. Je commence donc à prendre de la hauteur mais le moteur donne le sentiment de peiner, la pression d’essence descend de plus en plus et ça recommence à cafouiller. Je suis déçu et je ne comprends pas. Cette fois j’ai avec moi un magnifique canot de sauvetage et un sac étanche dans lequel je mets les choses indispensables : un téléphone satellite, des fusées de détresse et surtout ma balise satellite. J’y ajoute les choses que je n’aimerais pas perdre comme mon Ipad et mon appareil de photos. En contact par sms avec Pierre, il me dit de continuer, qu’il s’agit probablement de petites saletés résiduelles. Toutefois, le moteur a réellement de la peine et je décide de faire demi-tour. Comme je suis en légère descente, le moteur tourne bien et j’annonce à Praia que finalement je repars pour l’île de Sal. Ils doivent me prendre pour un fou ! Mais 6 minutes plus tard, ça recommence et je prends la décision de rentrer. Pierre que j’ai averti par sms a sauté dans un taxi depuis l’hôtel (merci Pierre pour ta gentillesse et d’avoir fait le déplacement – c’était indispensable). Il décide de faire la totale. Il enlève le bas (de la protection moteur), commence à tout regarder et découvre un filtre que l’usine Aérospool a rajouté tout dernièrement. Après l’avoir démonté, nous constatons que celui-ci est totalement obstrué par des salissures. Il démonte l’autre cuve de carburateur qui ne contient pratiquement pas de saletés puis remonte le tout. Entretemps j’ai déposé un nouveau plan de vol pour 17 heures. Je le remercie chaleureusement puis redécolle. Je suis maintenant aux commandes d’une vraie fusée. Quelle différence ! L’avion grimpe à une vitesse incroyable, c’est un autre appareil. Plus de doute, c’était définitivement ce filtre qui causait des problèmes et occasionnait une perte de pression d’essence ainsi que des pertes de puissance. Tout est redevenu normal. Je rassure et remercie encore Pierre qui peut enfin rentrer à l’hôtel et rejoins Sal en 55 minutes.
Je dois faire 5 hôtels pour finalement en trouver un qui m’accepte pour soi-disant 3 à 4 nuitées. Il y a beaucoup d’établissements qui préfèrent louer pour plusieurs jours et ne vous donnent pas de chambres lorsque vous leur dîtes que c’est juste pour une nuit. Je pensais visiter l’île de Sal demain jeudi mais mon hôtel est trop déprimant, avec, entre autres, de la musique comme dans une discothèque jusqu’à 23 h et les clients qui chantent à tue tête sous mes fenêtres dans la cour. C’est trop pour moi ! Je n’ai pas envie d’y passer une 2e nuit. Je décide donc de faire la traversée tant attendue demain jeudi jusqu’à Dakhla. J’ai gardé un bidon de 20 litres que je vais vider dans les réservoirs demain matin avant le décollage. J’espère que tout ira bien sachant que mes réservoirs ne seront pas totalement pleins à cause de mes allers et retours de hier !
La suite pour très bientôt.



Bonjour Eric,
dans l’ensemble des bonnes nouvelles!! je connais quelqu’un qui va vérifier ses filtres…..
compte tenu de la meteo les sorties ont été des vols locaux, pour faire tourner le moteur, mais nous attendons les beaux jours……. Nous préparons nos nav vers la corse et l’Italie….
bon vol de retour
Alexandre
Merci Alexandre pour votre mot. Oui incroyable la saleté qu’on peut retrouver dans ces filtres. Je viens de faire le plein à Dakhla et j’ai maintenant un super filtre et bien alors que le fût d’Avgas était tout neuf, j’ai retrouvé du sable dans mon filtre.
C’est bien si vous avez quand même pu faire des vols locaux.
Je vous recontacte très bientôt pour venir vous rendre visite.
Amitiés.
Contente que finalement tout soit en ordre…