Malta – Ragusa – Catania
Mardi 30 avril 2013.
Malta – Ragusa / 112 km.
Ragusa – Catania / 77 km.
Petits sauts de puce aujourd’hui.
Réveillé à 5 h.
En arrivant à l’aéroport, je rends ma magnifique voiture de location, tout heureux qu’elle soit encore entière et n’ait subi aucun dommage. Je me rends au comptoir informations et demande que l’on appelle la compagnie de handling. Un homme arrive et demande une autre handling company. Il me regarde, me tend la main et se présente : Michele Greca. Je le salue, il me demande ce que j’ai comme avion. Lui a un Cirrus (un vrai avion qui vole à 300 km/h par tous les temps), est là pour business et retourne à Gela (LICL), petite ville au sud est d’Agrigento. Il me dit qu’il est allé au Cap Nord l’année dernière, je lui réponds que moi aussi. Nous bavardons un moment puis son agent arrive, il me donne sa carte, je lui dis que je vais lui envoyer mes coordonnées par mail. Super sympa.
Je dois appeler avant de décoller le responsable de l’aéroport de Ragusa avec lequel j’ai déjà parlé hier soir. Il m’a expliqué que sa piste de 680 m est en pente et qu’il faut toujours se poser face à la pente (en 07) même si le vent est de dos. Il m’informe que le vent souffle actuellement de face pour la 07 à presque 20 noeuds en rafales et que si je ne devrais pas avoir trop de problèmes pour atterrir, le décollage en 25 avec un tel vent arrière sera assez périlleux. Il tente de me décourager mais il en faut davantage et je lui dis que je vais venir voir et que je déciderai sur place selon les circonstances.
Décollage en piste 05 face à Valletta ce qui me permet de faire quelques photos de Catania et de l’Etna. Il va falloir que j’aie voir ça de plus près lors de mon départ !
Malta vu d’en haut.
Le contrôle me fait ensuite tourner à gauche et longer la côte alors que je voudrais continuer sur le même cap. Quatre minutes plus tard je peux finalement virer à droite direction la Sicile. Enfin du vent de dos ! Que c’est agréable de voler à 280 km/h. La côte sicilienne est atteinte en 18 min. Le terrain de Avios di Ragusa-Giubiliana est à 1400 pieds (425 m d’altitude) en contrebas de petites collines.
J’arrive verticale. Le contrôle m’informe qu’il ne faut surtout pas aller sur la gauche de l’axe de piste car il y a des lignes à haute tension. Je me mets en vent arrière, je me fais chahuter par les rabattants qui descendent des collines vers le terrain. Je tourne en base puis en finale. La piste est surélevée. Je suis haut, je sors 2 crans de volets, je descends et me retrouve parfaitement dans mon axe de descente en courte finale. Soudain, alors que je suis tous gaz réduits, je me fais violemment descendre et en 3 secondes je me retrouve trop bas. Les gaz à fond, j’enlève les volets, je rentre le train, je dégage par la droite mais je peine à sortir du trou. Je passe à un petit 100 m de la plus proche colline en me faisant brasser comme un fétu de paille. J’annonce à la tour que je vais renoncer. Je déteste mais le décollage aurait été impossible dans ces conditions et je n’ai pas particulièrement envie de rester bloqué là-bas. Marrant ! Un peu le destin qui n’a pas voulu que je me pose là-bas sachant que j’avais peu de chance d’en repartir aujourd’hui dans tous les cas. Je remonte à 4500 pieds, contacte Catania et leur annonce que je viens me poser chez eux. Un petit coup d’oeil à Ragusa que je ne verrai pas.
Le contrôle me demande combien de temps je désire rester. Je lui réponds 2 jours. Il me dit que je pourrai rester 1 heure, qu’ils n’ont pas de place de stationnement. Je lui demande alors où je peux aller. Il me suggère Reggio di Calabria. J’ai presque envie de lui demander si c’est une plaisanterie mais je pense que ce ne serait pas approprié. J’insiste. N’a-t’il pas une autre idée. Je lui cite un aéroport pas loin. Il me dit que c’est une base militaire. Pas de chance ! Il me demande d’orbiter par la droite en restant au sud du terrain et d’attendre un instant. J’en profite pour faire quelques photos.
Il revient sur la fréquence après 3 longues minutes pour me dire que c’est arrangé, que je peux me poser et rester 2 jours. Thank you very much Sir. Very kind of you. I highly appreciate.
Il s’avère que le parking est totalement vide alors qu’il peut contenir une bonne vingtaine d’avions sans problème. Je ne comprends pas !?
Re voiture de location. Conduite à gauche cette fois. Quel bonheur d’ouvrir la portière gauche et d’y trouver le volant. A Malta j’ouvrais systématiquement la porte gauche pour m’apercevoir que je n’étais pas du bon côté !
Catania (300’000 habitants) est la 2e plus grande ville de Sicile derrière Palermo. La fontaine de l’Eléphant, symbole de la ville (1735).
La Piazza del Duomo sur laquelle se trouve la célèbre fontaine.
L’Eglise St. François d’Assise.
En image à la une les plages de pierres de lave noires de Catania. C’est au 17e siècle que la ville a été dévastée par un tremblement de terre puis par une coulée de lave en provenance de l’Etna.
Pour conclure j’imagine que vous avez tous remarqué que je m’étais trompé en vous parlant d’une clarinette dans le récit de hier. Comme vous l’aurez tous noté, il s’agissait en fait d’un hautbois. Cela m’a été signalé par Monsieur Philippe Senet, collaborateur chez Cleanplanet. Merci Philippe.








Comme quoi, on apprend tous les jours quelque chose !…… Merci !