Bellegarde – Ile de Man
Dimanche 19 mai 2013.
Bellegarde – Ile de Man / 1154 km.
Bonjour à tous. Me revoilà sur les ondes. Je pars à la recherche du soleil. J’avais tout préparé pour passer 4 – 5 jours aux Baléares mais finalement, eh oui, c’est vers le nord que je vais me diriger. Il fait beau en Écosse et cela plus ou moins pour les 6 prochains jours.
Réveil à 5h30. Je boucle ma petite valise, dépose mon plan de vol par téléphone, étudie la météo qui n’est pas franchement fantastique dans tous les cas jusqu’aux côtes anglaises.
A Genève on n’aperçoit pas le sommet du Salève. Plafond 2000 pieds. Lorsque j’arrive à Bellegarde je trouve un peu de ciel bleu mais le temps de préparer la machine et de faire les pleins tout est gris à nouveau.
Il est 8h30 lorsque je décolle en 19, vire à droite et prends plein nord. Le plafond est bas, je vole à 7500 pieds puis il s’abaisse et je suis contraint de descendre à 5500 pieds. Mon cap m’amène vertical Charles de Gaule et bien entendu en approchant le contrôle me demande de descendre à 2500 pieds et de virer à droite de 50 degrés. Le temps est très couvert et la visi très mauvaise. Je suis obligé de faire un gros détour avant de pouvoir reprendre ma route. Les nuages m’obligent à rester très bas jusqu’à la Manche que je traverse à une hauteur de 3500 pieds sous une couche épaisse. Le canot de sauvetage est à portée de main, j’ai enfilé mon gilet, la pression d’essence est au beau fixe. La vie est belle ! Il y a même un porte containers pas loin des fois que …
La côte anglaise est en vue légèrement au sud de Brighton.
Mon cap m’amène maintenant vertical Gatwick airport. Je suis en contact radio avec London control, la communication est mauvaise, l’accent est horrible, je m’accroche pour tout comprendre. On me fait faire le parcours du combattant. Un vrai slalom. Je dois changer de cap toutes les 10 minutes afin d’éviter toutes les « restricted » zones. Changement de fréquence, changement de transpondeur, il faut être très attentif. Je note scrupuleusement tout afin de ne pas faire d’erreurs. Tout ça au ras des pâquerettes à 1500 pieds et dans les turbulences. Le temps est toujours couvert et je dois rester très longtemps à basse altitude. Puis c’est le contrôle de Birmingham qui prend la suite et m’autorise à monter à 7500 pieds. Je passe sur la couche qui recouvre tout le continent. Dès que j’arrive à nouveau sur la mer, les nuages disparaissent comme par enchantement. 20 petites minutes et l’Ile de Man est en vue.
Il y a 2 pistes orientées différemment selon la direction du vent. Atterrissage en 26 tout en douceur. 4h45 min de vol. On me demande si j’ai un handling agent, je réponds par la négative. On va m’en trouver un qui va venir me chercher.
Lorsqu’il arrive il commence par me remonter les bretelles en me disant que j’aurais dû prévenir 24 h à l’avance de mon arrivée au niveau de la douane et de la police. L’Ile de Man est en effet indépendante et tout le monde doit se présenter à la police même lorsqu’on arrive de Grande Bretagne. LA BOULETTE !
Par la suite il se radoucit et finalement je n’ai même pas besoin de me présenter ni à la police, ni à la douane.
Un taxi m’amène à mon hôtel. J’ai beaucoup de chance car une semaine plus tard je n’aurais trouvé aucune chambre sur toute l’île. C’est en effet samedi prochain que commence le TT, le très fameux Tourist Trophy. Une course de motos sur route fermée qui attire chaque année des centaines de pilotes ainsi qu’une foule immense. Les routes étant en piteux état, le spectacle est haut en couleurs. Mon chauffeur de taxi m’explique qu’on compte à chaque fois des morts et de très nombreux blessés. En fait plus de 220 morts depuis la naissance de la course.
L’île est magnifique, sauvage, paisible, reposante. L’herbe y est très verte, des vaches ou des moutons y paissent, des genets poussent partout.
Dès que le soleil est là, les couleurs sont superbes.
La côte est pleine de charme.
Demain je pars plus au nord. J’ai prévu de visiter de nombreux châteaux et d’aller sur les dernières îles tout en haut du pays, les Shetlands.







Hello Eric !
j’ai saute du lit ce matin pour lire tes commentaires.
J’ai adoré la photo avec les moutons … peut être que je vais me servir pour mieux dormir si je les comptes avant d’aller au lit.
amitiés
jorge