Pattaya – Krabi
Lundi 28 octobre 2013.
Pattaya – Krabi / 555 km.
Réveillé très tôt, je réponds à quelques mails. Départ à 6h50 de l’hôtel, arrivée à l’aéroport à 7h35. Taxes : 280 $.
À 8h15 je décolle en 18 très lourdement chargé avec les réservoirs pleins et 70 litres d’essence à l’intérieur du cockpit dans mes réservoirs souples. Je suis presque à l’étroit. J’ai à nouveau été obligé de prendre un fût de 200 litres.
C’est VFR spécial, visibilité 2000 mètres. Beaucoup de nuages, je ne vois rien durant les 15 premières minutes de vol. Il pleut mais ce n’est pas turbulent. Je monte péniblement jusqu’à 8500 pieds puis le temps se dégage et j’ai un beau soleil avec quelques cirrus vers 12000 pieds. Aucun contact radio, je suis sur la mer, le bébé ronronne de bonheur.
J’aimerais aller survoler la magnifique baie de Phang Nga qui se trouve tout près de l’aéroport de Phuket. Je parviens à entrer en contact radio avec le contrôle de Surat Thani et je leur demande s’ils peuvent faire part de mon souhait à Phuket. J’aimerais 500 ou 1000 pieds sol.
A 1h10 de ma destination, le temps se gâte à nouveau. C’est impressionnant comme cela peut changer radicalement sur de très courtes distances. Il y a plusieurs couches mais les nuages ne sont heureusement pas formés.
Le contrôle m’avertit que je vais croiser un Airbus volant à 7000 pieds à mes 10 heures. Je le vois effectivement passer sous moi quelques instants plus tard. Que fait-il si bas vu que nous sommes loin de tout aérodrome ?!
Je rejoins la côte.
À 40 minutes de l’arrivée, je demande de changer de cap direction la baie de Phang Nga. Accordé. Sympas jusqu’au bout les thaïs. 15 minutes plus tard, je commence lentement ma descente au milieu d’énormes cumulus bien formés. La base de ceux-ci est à 2000 pieds. Je passe dessous et navigue vers 1800 pieds avec de jolies turbulences. En m’approchant, j’admire une multitude de petites collines au milieu d’une végétation luxuriante.
Puis j’atteins la mer. Le contrôle m’avertit que je ne dois pas dépasser 2000 pieds car il y a des avions en finale aussi bien à Krabi qu’à Phuket. Phang Nga se situe exactement entre les deux. Je passe 15 bonnes minutes à survoler cette baie extraordinaire.
C’est vraiment MAGNIFIQUE.
J’avertis le contrôle que je me dirige vers l’aéroport pour venir poser.
On m’annonce que c’est VFR spécial avec 2000 m. de visi et on me demande mes intentions. Je réponds qu’il n’y a pas de problème. Le contrôle me demande de faire une vent arrière main gauche pour la 32. En tout début de vent arrière, il me rappelle pour m’avertir qu’il y a une très grosse averse sur le début de piste 32. J’aperçois la 14 qui me parait avoir une bonne visibilité. Je lui demande le vent au sol et la direction. 5 noeuds du 300. Puis-je me poser en 14 ? Kilo écho cleared to land runway 14. Le grain arrive rapidement. On le voit bien en zoomant.
A peine posé, j’ai de la peine à voir où je vais.
On me guide jusqu’à ma place de parking. Une fois stationné, j’attends 10 bonnes minutes que ça se calme avant de pouvoir sortir. 2 h 45 de vol.
45 minutes de voiture, 30 de bateau puis à nouveau 5 minutes de voiture pour arriver jusqu’à mon hôtel.
Un petit bain dans la mer puis je m’installe pour finaliser mon article.
A demain !









Hi Eric,
Profit bien de la mer! Ca doit être chaud.
Amities
Ricardo
Hi my friend,
Thank you so much for your words. I hope you are fine. Tell me about your recent flights with your WT9 please. What have you been doing, where have you been ? How often do you fly ?
You can answer me on eguilloud@hotmail.com
Amitiés.
Cool !
quelle beauté !!!
trop beaux.
amitiés
Salut mon Jorge,
Merci pour ton message. Oui vraiment superbe cette baie. Comment ça va ? Tout se passe bien ? Tu ne m’as pas dit quand Susy va sortir de Jolimont ?
Amitiés.
c’est magnifique, il faut avoir de la chance en aviation c’est important, en rentrant tu fera peut être l’IFR !! en fait on peut faire beaucoup en VFR sauf du visi zéro – amitiées jc
Salut mon Jean-Claude,
Je peux déjà te dire que je ne ferai pas l’IFR, jamais. Je déteste beaucoup trop la théorie. Ecoute je me débrouille pas trop mal. J’ai fait hier pour ainsi dire toute ma montée jusqu’à 8500 pieds sans aucune visi (je n’avais pas d’autres choix) et je me suis amusé à le faire manuellement, sans pilote auto. Aucun problème. Je ne dis pas pour autant que je vais toujours me débrouiller mais bon, je m’exerce. J’avais fait du simulateur à l’aéroport de Genève avant de partir. T’en avais-je parlé ? Là aussi, pas de problème. Il faut rester très concentré, ne pas quitter des yeux tes instruments et passer sans cesse de ton cap à ton assiette et retour, inlassablement. Je ne vais pas sciemment dans les nuages pour m’amuser, je te rassure mais sans cela hier je ne vole pas.
Je pense surtout qu’il ne faut pas avoir peur car si tu paniques, tu es mort. Tu perds ton sang froid, ta concentration et tu te plantes. Il faut savoir rester très calme.
Amitiés.
Je vous suis désormais chaque jour. Bravo pour votre sang froid tout seul face aux éléments. Je n’ai pas encore l’expérience de si longs trajets, et aurai beaucoup à apprendre avant mon départ. J’espère qu’on aura le temps de se rencontrer un moment en NC, vos conseils et infos diverses seraient précieux. D’ici là prudence, nous rentrons en saison chaude perturbée sous nos latitudes, fréquentes dépressions, mais vous le savez certainement.
Amclt. A bientôt.
Bonjour Michel. Merci pour votre message.
Nous prendrons le temps lors de mon passage pour parler de tout ce qui peut vous aider pour votre futur voyage. En ce qui me concerne Helmut Lehner m’a transmis une foule d’informations hyper utiles. Et là les Spirits boys m’envoient tout plein de choses sur l’Australie. Très sympa !
Vous ne m’avez rien dit au sujet de votre Dynamic. Acheté neuf ? Chez Finesse Max ? Est-ce votre premier ? Sur quoi avez-vous volé avant ? Combien d’heures de vol ?
Je suis très curieux, désolé !
Amitiés.
Je me permets de vs répondre sur votre hotmail ( trouvé ci-dessus ) pour ne pas occuper le site avec nos échanges, celui-ci devant vous garder la primeur.
Magnifiques photos, texte prenant et toi tu es tout seul dans ton ULM pour tout faire ! Tu me surprends chaque jour un peu plus ! Amitiés.
Tu ne dors pas mon André. Moi je suis déjà réveillé. Marrant !
Merci pour ton gentil message.
Oui tout seul personne n’a voulu venir avec moi. Bonne nuit !
Salut Eric.
Je suis tes supers vols avec des conditions météos souvent très difficiles que tu peux te permettre d’affronter avec ton pilote automatique et un bon dégivrage carbu ! attention aux CB !
J’essaye d’imaginer en te lisant comment sera mon raid dans quelques années quand je volerai la-bas !
Ma 2 cv de l’air est bien différente que ta Ferrari volante !
L’objectif étant de prendre des photos et vidéos de la Terre entière, à chaque vol ou presque, j’attends des conditions CAVOK (grand beau temps pour ceux qui ne sont pas pilotes) je vole la plupart du temps à moins de 2000 pieds au dessus du sol, sauf au dessus de la mer comme cette année entre le Groenland et l’Islande et l’Ecosse, où je monte en niveau de vol comme toi histoire d’avoir le temps de me préparer au plongeon en cas de panne !
Ce qui me serait très utile, ainsi qu’à d’autres pilotes qui voyagent comme moi avec un ulm basique et un budget routard, c’est que tu puisses trouver en fonction de ton rythme de voyage rapide et ton peu de temps disponible, des infos par pays comme : la possibilité de ne pas utiliser de handling (pour l’instant j’ai toujours évité même si c’est pratique) , Les contacts de l’aviation civile si on n’a pas de routeurs, les plus petits terrains douaniers avec plus petites taxes d’atterro ! Les petites pistes dans le pays où on peut par ex planter la tente ! Et aussi le plus possible de contacts ( tel E mail) de pilotes, clubs, membres AOPA …
Bref, ce que tu peux arriver à glaner ça et la sur les terrains en fonction de ton temps.
Concernant l’essence voiture, la meilleure pour le Rotax, je ne prends quasiment que ca et je n’ai jamais eu de problème de qualité sauf une fois au Mali ! tu n’aurais pas de soucis de devoir acheter 200 litres de couteuse 100 ll.
Bons vols !
Thierry
http://www.earth-colors.fr
Salut Thierry,
Oui des vols difficiles depuis que j’ai quitté l’Inde. Avant c’était trop facile maintenant ce n’est vraiment pas reposant. Tu sais le pilote auto, la plupart du temps, je le coupe. Je préfère lorsque je suis dans des nuages être prêt à réagir immédiatement.
Si tu voles lentement, tu peux rester bas mais très souvent en volant vite ça tape terriblement et c’est plus agréable de monter un peu.
Je vais demander dorénavant s’il est possible de faire « seul ». Mais comme tu le sais, tu dois avoir des autorisations de survol, d’atterrissages et crois-moi lorsque tu vois tous les papiers que je reçois, cela ne doit pas être facile lorsque tu es « étranger », que tu ne parles pas la langue et que tu n’es pas sur place, de les obtenir.
Je vais également essayer de te trouver les coordonnées des aviations civiles des pays traversés ainsi qu’un maximum de contacts possibles. Toutefois, comme tu le sais, il faut toujours atterrir d’abord dans un entry/exit airport avant d’aller se balader ailleurs. Et ce sont souvent de gros aéroports. En outre dans beaucoup de pays, tu es « obligé » d’avoir un handling agent. Mike à Londres me fera la liste.
Oui l’essence, je pourrais prendre de l’essence de voiture mais j’ai une grande capacité d’abord (plusieurs allés et retours) et il y a de nombreux aéroports qui ne te laisseront jamais rentrer avec 150 litres d’essence !!! Pour faire ça tu dois être sur des petits terrains.
Je m’occupe de toi.
Amitiés.
MAGNIFIQUE!!!!!!!!