Hué jour 2.
Jeudi 27 mars 2014.
Je pars pour Hôi An à 30 km au sud de Da Nang. 3 heures de route.
De très nombreuses rizières égaient le paysage.
De petits villages de pêcheurs bordent la lagune.
Nous rallions Da Nang en passant par le col des nuages. Pendant la guerre du Vietnam, la ville fut le centre d’une importante base aérienne utilisée tant par les Vietnamiens du Sud que par les forces aériennes des États-Unis.
Cela évoque pour moi de nombreux souvenirs. J’avais plus ou moins 20 ans et la guerre battait son plein. Tous les jours les nouvelles annonçaient des épisodes sanglants à Hué, Da Nang et ailleurs. Petit rappel.
La guerre du Vietnam a duré de 1955 à 1975. Le Nord Vietnam était soutenu par l’Union soviétique et la Chine. Le Sud par les Etats Unis appuyés par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).
A partir de 1965, des troupes américaines sont massivement déployées au sol.
La stratégie américaine, qui influe également sur les situations au Laos et au Cambodge, s’avère cependant incapable de réduire l’insurrection du nord : les trois pays de l’ex-Indochine française sont massivement bombardés, mais les frappes américaines échouent à interrompre la piste Hô Chi Minh par le biais de laquelle le Nord Vietnam fait passer des combattants communistes au Sud.
Début avril 1975, la région de Saïgon est finalement encerclée. Après deux semaines de combats acharnés, le président Thiệu démissionne le 21 avril. La reddition est ordonnée le 30 avril. Depuis quelques jours déjà des hélicoptères américains surchargés évacuent la ville, leurs alliés ainsi que la grande majorité de l’intelligentsia sud vietnamienne. Les premiers boat-people font leur apparition. Tout le monde veut fuir. C’est l’angoisse à l’idée de tomber entre les mains des communistes.
À 7 h 53, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l’ambassade des États-Unis à Saïgon vers les portes hélicoptères ancrés dans la baie, des milliers de candidats à l’exil se pressent encore dans les jardins. Ils savent déjà ce qu’ils vont endurer en restant et ils ont raison d’avoir peur. La situation est insoutenable. Je me souviens des reportages sur ces scènes de panique comme si c’était hier. Plus de 305 000 réfugiés ont la chance de se retrouver à bord des navires américains qui croisent au large.
Pour les autres, ce sont 65 000 personnes qui sont exécutées entre 1975 et 1982 au Vietnam et plus d’un million qui sont envoyées en « camps de rééducation » ou dans les « nouvelles zones économiques ». Leurs biens personnels (habitations, commerces, entreprises, terres) sont confisqués pour une période indéterminée. Un épisode dramatique.
Hội An est située à trente kilomètres au sud de Da Nang, sur la rivière Thu Bồn.
La vieille ville de Hội An a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO le 4 décembre 1999.
L’un des monuments les plus intéressants est le pont-pagode japonais, un pont couvert construit en 1593 pour relier les quartiers habités par les communautés chinoises et japonaises.
De très nombreuses échoppes proposent des articles variés.
Je vous propose maintenant un intermède qui n’a absolument rien à voir avec ce voyage et que j’ai reçu d’une amie et fidèle lectrice mais qui est trop beau pour que je ne le partage pas aussi avec vous. Et si à la fin vous n’avez pas les yeux humides, c’est que je suis définitivement trop sensible !
Je vous embrasse tous.








bonjour, je te souhaite un bon séjour découverte.amitiés jc
Tu as raison, tu es un vilain gros sensible. Mais je te rassure tu n’es pas le seul. Impressionnante la gamine. J’en suis presque malade !
A part ça, je taille déjà mes haies pendant qu’un autre hait les thaïs et que toi tu te fais Hué. Bizarre la vie.
PS : si après ça, le canari jaune ne s’avoue pas battu, c’est qu’il aura définitivement la médaille d’or du jeu de mots le plus nul !
Ah, André, tu es de retour !
J’avais bien pris, ces derniers jours, un soin extrême pour éviter tout jeu de mot sur Hué, que je trouvais trop attendu. Mai-Thu (1) l’a fait ! Résultat, même la cane (bière) a ri, c’est dire la Thaïe du jeu de (Cà)-Mau (2) ! Mais tes haies, les hais-tu tant pour les tailler autant (3) ?
Attention, le canari montre les dents (!), s’ébat et se bat pour garder son perchoir…
Tyb (alias Fifi Canari)
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(1) – Peintre vietnamien
(2) – Capitale de la province du même nom, dans le delta du Mékong… le croit ou pas !
(3) – Autant suspends ton vol, bien sûr, comme dirait la « Martine en avion » [http://goo.gl/I6tDph].
Quand l’on voit son père choir, je comprends que le canari(z) cantonais avec de l’humour. Ô temps ! je stoppe mon vol et m’avoue battu. J’ai fait le plein des sens (ce qui est prudent en avion). Je ne serai pas sur le podium et renonce même à un quelconque diplôme d’honneur!
Battu, toi, Tonton Dédé ? De tout temps tu t’es battu ; ébats-toi plutôt, c’est épatant ! Et Cantonnais bien nez, tu sens l’essence Totalement interdite (SP95 !) et t’attends au 4-temps…
À ton tour, c’est à toi ! 😉
Ton Tyb
Oui Eric,
très fort la petite !
ça fait de l’effet …mais je ne suis pas tombé malade.
Amitiés
jorge
Et oui Eric super cette gamine a en chialer.
Très beau reportage comme toujours.
Amitiés
Patrice
De Londres je fais découvrir ton site à Maximilien ;merci à cette jeune fille qui ravit et notre coeur et notre âme en l écoutant…
Je te confirme Eric, tu n’es pas le seul a être trop sensible. Çà apporte un peu d’humanité dans ce monde de brutes.
Amitiés
Eric